ASC et CSE : quels critères d’attribution après l’arrêt de 2024 ?
Le CSE dispose d’une liberté dans la gestion des activités sociales et culturelles (ASC) – mais cette liberté est encadrée. Depuis un arrêt de la Cour de cassation du 3 avril 2024, le critère d’ancienneté est désormais interdit. Voici ce que les CSE et les employeurs doivent savoir pour être en conformité.
Quels critères le CSE peut-il légalement retenir ?
Le CSE est libre de fixer les conditions d’accès aux ASC pour l’ensemble des salariés. Mais cette liberté n’est pas totale : les critères retenus doivent satisfaire trois exigences cumulatives.
L’ancienneté : désormais un critère interdit
Par un arrêt du 3 avril 2024, la Cour de cassation a clairement interdit de conditionner l’accès aux ASC à une durée d’ancienneté dans l’entreprise. Elle a ensuite précisé que le montant des prestations ne peut pas non plus être modulé en fonction de l’ancienneté.
Quelles ASC sont exonérées de cotisations sociales ?
L’exonération de cotisations sociales n’est pas automatique. Elle dépend de la nature de la prestation et, pour certaines, de seuils à respecter.
Art. L. 2312-78 et R. 2312-35 C. trav. – Cass. soc., 3 avr. 2024 (critère d’ancienneté) – Urssaf, publication 19 déc. 2025 (tolérance prolongée au 31/12/2026) – Règles Urssaf sur l’assiette des cotisations sociales (ASC)